banc

Sur un banc

Les écrits sont comme le vent
Tu dirais, ça ne sert à rien
Toi qui ne reconnais comme bien
Que le sonnant et trébuchant

Les mots d’un collier invisible
Que l’on porte tel un trésor
Ne sont pour un conquistador
Qu’un train qui passe, à peine audible

Les paroles, robes légères
On s’en souvient quelques secondes
Je clique et claque aux cris du monde
A quoi ça rime, à quoi ça sert

Ne vois-tu pas cette matière
Le champs fertile du noir sur blanc ?
Allez viens t’asseoir sur un banc
C’est le miroir de l’Univers

Tu me parleras de ta flamme
Des lignes qui vont de travers
En brodant ton feu à mon air
Nous chanterons un courant d’âme

Voici les cloches du présent
Les mélodies tintent et résonnent
C'est l'éternité qui nous donne
Raison de croire aux mots du vent