Encre rouge s'étale gouttes de moi qui tombent
J'aimerais me taire mais je dois répandre que l'amour tâche
Les murmures se fâchent

Connais-tu l'amour ? Il n'existe pas
Comme toute essence que l'homme modèle en pensée puis nomme

Comme un air de musique
Non lieu non matière
Rêve éveillé, opium

Tu m'as pourtant reconnue, je te suis apparue
Pages en jachère mais je dois répandre que l'amour tâche
Les murmures se fâchent

Tu me vois sans masque, avoue, je te suis apparue
Mes accents Berbères et toute ma slavitude
Ma cocarde Française et mes doigts de Geisha
Sorcière celtique muette Himalayenne
Regard du fond des anges caméléon du monde

Une île à tes vagabondages
Un ciel à tes combats de terre
Une eau à ton aridité
Un souffle à ton volcan

Un manège à mille tours
Un gouffre à te saisir
Un mystère à sentiment chat
Une douceur à tes cris

Un au-delà

Rien

(Au-delà du rouge je chanterai l'azur, au temps futur présent
Ce blog désert n'existera plus. C'est passé de vivre en minuscule...)